Andlau

Abbatiale Saints-Pierre-et-Paul

Présentation

Le monastère d’Andlau fut fondé en 880 par l’Impératrice Richarde. En 1049, le Pape Léon IX canonisa celle-ci et lui consacra l’autel d’un édifice alors en construction. La crypte appartient à cette époque tandis que le chevet et les deux premiers niveaux du massif occidental datent du 12e siècle. Le porche renferme plusieurs chefs-d’œuvre de la sculpture romane en Alsace : le tympan, où Jésus remet une clef à saint Pierre et un livre à saint Paul, est entouré de représentations de scènes de la Genèse. La remarquable frise historiée de 48 dalles qui s’étire le long de la façade représente des scènes de chasse et de combat ainsi que la vie quotidienne des chevaliers.

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L’abbaye a été fondée vers 880 par l’impératrice Richarde, à proximité du Mont Sainte-Odile. L’abbatiale a été remaniée à plusieurs reprises, notamment aux 12e, 17e et 18e siècles. L’abbaye d’Andlau était un couvent de femmes, le plus souvent issues de la noblesse alsacienne, constituant ainsi le pendant féminin de Murbach. L’abbatiale Sainte-Richarde devint l’église paroissiale Saints-Pierre-et-Paul après la Révolution.

L’ancienne abbatiale Sainte-Richarde comporte trois éléments majeurs de l’art roman rhénan : la double crypte (du 11e siècle), le portail dans son ensemble et l’exceptionnelle frise historiée.

Sur plus de 30 mètres de long, les sculpteurs ont su nous livrer une somme de scènes qui sont autant d’éléments de compréhension de la civilisation romane.

Le portail est une des créations majeures de la sculpture Romane de l’Alsace. Comme la frise sculptée, il a été exécuté vers 1130-1140, peu après les sculptures du cloître d’Eschau. Au tympan, le Christ en trône remet la clef à saint Pierre et le livre à saint Paul, entre les arbres du paradis associés à d’autres thèmes allégoriques. Sur le linteau, l’histoire d’Adam et Eve va de la création d’Eve au péché originel et à l’expulsion du Paradis. Le portail est encadré par des rinceaux et des couples placés sous des arcades.

Couverte de voûtes d’arêtes supportées par des colonnes monolithes, la crypte date du 11e siècle, ses deux parties correspondant peut-être à deux périodes de construction (milieu et fin du siècle).